Gertrude Stein
États-Unis (1874 - 1946)


Gertrude Stein laisse derrière elle une œuvre imposante et extrêmement variée, survolant la plupart des genres littéraires (du roman à l’autobiographie, en passant par la poésie, le portrait et le théâtre) et même musicaux (opéra, ballet). Développant un style très personnel non dénué d’humour, basé sur la répétition et jouant avec les mots, elle reste identifiée dans l’histoire comme la « papesse de l’avant-garde », fondatrice de la littérature moderne américaine.
Passionnée d’art moderne, elle collectionne des œuvres de peintres avant-gardistes comme Pablo Picasso, Henri Matisse et Paul Cézanne, qui vont l’influencer dans son écriture (Three Lives, 1909). Son domicile parisien devient vite une sorte de salon où tous les artistes – peintres et écrivains, français ou étrangers – se croisent. Jusqu’au début de la guerre, elle travaille à différents ouvrages dont une série de portraits et un recueil poétique, Tender Buttons. Elle publie une anthologie de son œuvre, Geography and Plays (1922), ainsi que des extraits de The Making of Americans, roman fleuve dont l’intégralité ne sera publiée qu’en 1925. C’est le succès de The Authobiography of Alice B. Toklas (1933) qui lui assure la reconnaissance du public et des milieux littéraires.
Dès les années cinquante, ses textes nourrissent le travail de nombreux artistes tels que Robert Wilson, Richard Foreman, le Living Theatre… dont les propositions ont renouvelé les formes théâtrales et lyriques. Plusieurs compositeurs se sont emparés de ses textes, parmi lesquels Virgil Thomson pour ses opéras Four Saints in Three Acts (1928) et The Mother of Us All (1947) et John Cage (Living Room Music, 1940).