George Benjamin
Royaume-Uni (1960)


George Benjamin se distingue dès ses débuts par sa maîtrise naturelle de l'écriture orchestrale mais aussi par la force poétique de son imagination. Dès A Mind of Winter (1982), les éléments de son langage sont en place : l'énergie motrice, le goût d'une certaine plénitude harmonique et sonore, l'importance de la mélodie, la poésie et l'expressivité. Si la sonorité est pour lui un élément en soi, il ne renonce jamais à une polyphonie où les voix enchevêtrées et les différentes strates temporelles créent des relations organiques et dynamiques. Son langage s'oriente progressivement vers une épuration de la matière tout en développant une écriture de plus en plus complexe (Sudden Time, 1993), un travail sur la superposition de couches sonores (Three Inventions, 1993-95), jusqu'à atteindre une écriture plus austère et objective (Palimpsests, 2000-02).

George Benjamin est également un chef d'orchestre reconnu, fréquemment invité à diriger de prestigieuses formations. Il a été l'élève de Peter Gellhorn, Yvonne Loriod, Olivier Messiaen et Alexander Goehr et enseigne aujourd'hui la composition au King's College de Londres. Fondateur et directeur artistique en 1992 du Wet Ink Festival, le festival de musique contemporaine du San Francisco Symphony, il est en résidence auprès de cet orchestre en 2010. En 2012, il crée au Festival d'Aix-en-Provence Written on Skin, en collaboration avec le dramaturge Martin Crimp avec qui il avait déjà réalisé son premier opéra Into the Little Hill (2006). Le CD de Written on Skin vient de paraître chez Nimbus Records et la version DVD sortira début 2014 chez Opus Arte. Covent Garden a passé commande d'un troisième opéra à George Benjamin, de nouveau en collaboration avec Martin Crimp (création prévue en 2018).