Jean Sibelius
Finlande (1865 - 1957)


Jean Sibelius commence son apprentissage musical dans le milieu familial, puis étudie le violon et l'harmonie à Helsinki avec Martin Wegelius. Il poursuit sa formation à Berlin et à Vienne (1889-91) et commence à écrire ses premières pages symphoniques. S'intéressant de plus en plus aux mythes et légendes finlandaises, il se fait rapidement le chantre d'un art patriotique. Sa musique puise ses racines dans les références nationales et nombre de ses œuvres deviennent des symboles de la lutte contre la répression et la censure russes (Finlandia, 1899-1900). Influencé par Wagner, Liszt ou encore Tchaïkovsky, il demeure toutefois attentif aux évolutions musicales de son temps (Debussy, Schoenberg et Stravinsky).
Jean Sibelius est reconnu comme un grand symphoniste. Contrairement à son contemporain Gustav Mahler, son esthétique est marquée par un dépouillement ramené à l'essentiel, proche de l'ascèse. Son riche catalogue d'une centaine d'opus laisse de nombreuses œuvres orchestrales – notamment sept symphonies, des ouvertures et musiques de scène (Karelia, 1893, Kuolema, 1902) – des lieder, des pièces pour piano, et un seul opéra en un acte, très rarement joué, La Jeune Fille dans la tour (1896).
Jean Sibelius a exercé une forte influence sur des compositeurs britanniques et américains comme Arnold Bax, Ralph Vaughan Williams et Samuel Barber, mais également sur les spectraux Tristan Murail et Gérard Grisey, le minimaliste Phil Glass et Magnus Lindberg.