Alban Berg
Autriche (1885 - 1935)


Avec son maître Arnold Schoenberg et Anton Webern, Alban Berg est l'un des représentants de la Seconde École de Vienne qui, au début du XXe siècle, s'attache à rompre avec la tradition tonale et à inventer un nouveau langage musical. Pianiste autodidacte, il prend des cours dès 1904 avec Arnold Schoenberg et adopte l'atonalité dans ses premières œuvres Sonate pour piano (1908) et Quatuor à cordes (1910), qui laissent cependant transparaître l'héritage du post-romantisme.

Le Kammerkonzert (1923-25) marque le début de la période dodécaphonique (technique de composition avec les douze sons de la gamme chromatique) du compositeur, langage qu'il utilise jusqu'à la fin de sa vie et qu'il développe de manière personnelle et plus libre. Son catalogue, relativement restreint, témoigne d'une maîtrise totale de son art et laisse quelques grandes pages de la littérature musicale du XXe siècle : les deux opéras Wozzeck (1925) et Lulu (1929-35, inachevé), la Suite lyrique pour quatuor à cordes (1926) et le Concerto pour violon et orchestre « à la mémoire d'un ange » (1935), dans lequel il réintroduit des accords tonaux au sein du langage dodécaphonique.
Considéré comme le plus « lyrique » des trois viennois, Alban Berg réussit à concilier la tradition, par le recours à certaines formes anciennes, et modernité, par l'association libre des langages tonal et atonal.