Robert Schumann
Allemagne (1810 - 56)


Robert Schumann fait partie de la première génération des romantiques, avec Chopin et Mendelssohn. Issu d’une famille d’érudits, il se passionne pour la littérature et plus particulièrement la poésie. Après de courtes études de droit, il décide de se consacrer pleinement à la musique. Il étudie le piano avec Friedrich Wieck, dont il épousera la fille Clara, elle-même pianiste virtuose et avec qui il vivra une histoire passionnée. En cherchant à améliorer sa dextérité, il se paralyse la main droite et sera contraint d’abonner sa carrière de virtuose. Cet événement déclenche aussi une profonde dépression qui évoluera vers la maladie mentale.

Robert Schumann se réfugie dans la composition, et fonde aussi un journal de critique musicale. Dans ses articles, il alterne éloges poétiques et analyses rigoureuses, signant ses écrits de deux pseudonymes : Eusébius le rêveur et Florestan le passionné. Cette dualité de personnalité se retrouve aussi dans sa musique. Son langage si caractéristique se dégage tout naturellement des structures classiques, préférant des formes plus libres qui permettent à la poésie de s’épanouir.

Sa passion première pour la poésie apparaît dans nombre de ses œuvres et en tout premier lieu, dans ses lieder. Il met en musique Heinrich Heine (Liederkreis opus 24 et Dichterliebe opus 48), Adelbert von Chamisso (Frauenliebe und Leben opus 42) ou encore Goethe (Lieder und Gesänge aus Wilhelm Meister opus 98a).

Aux côtés d’un important corpus de pièces pour piano (Kreisleriana, Scènes d’enfants, Scènes de la forêt, Humoresque, Études d’après Paganini…), d’œuvres de musique de chambre et chorales, on trouve notamment un seul opéra, Genoveva, plusieurs concertos – dont ceux en la mineur pour piano opus 54 et pour violoncelle opus 129 – et quatre symphonies qui auront une influence majeure sur ses successeurs, en particulier Brahms.