Claude Helffer
France (1922 - 2004)


Interprète en marge des voies toutes tracées, Claude Helffer fait figure d’ardent défenseur de la musique de ses contemporains. Tout au long de sa brillante carrière, il interprète et crée de nombreuses œuvres nouvelles, dont plusieurs sont écrites à son intention : Erikhthon de Iannis Xenakis (1974), Concerto d’André Boucourechliev (1975), Stances de Betsy Jolas (1978), Concerto pour piano et orchestre n° 1 de Luis de Pablo (1980), Envoi de Gilles Tremblay (1982), Modifications de Michael Jarrell (1983).

Claude Helffer fait l’essentiel de son apprentissage pianistique auprès de Robert Casadesus, et reçoit par la suite les conseils d’Yves Nat, de Jacques Février et de Marguerite Long. Il donne en 1948 son premier récital, puis l’année suivante tient le piano dans une exécution du Pierrot Lunaire de Schoenberg, dirigée par René Leibowitz, avec qui il travaille l’harmonie et le contrepoint. Il participe aux activités du Club d’Essai, dédiées aux musiciens contemporains, ainsi qu’à certains concerts du Domaine Musical. Il rencontre alors les premiers compositeurs dont il jouera les œuvres : Pierre Boulez, Jean Barraqué, Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio, Gilbert Amy… Sa carrière d’interprète de la musique de son temps ne cesse de s’épanouir et le mène autant en Europe que sur les autres continents.

Parallèlement à ses activités de concertiste, Claude Helffer mène à partir de 1969 une activité de pédagogue, donnant des cours d’interprétation en France (Festival de La Rochelle, Conservatoire Américain de Fontainebleau, Centre Acanthes), en Autriche (il enseigne de 1985 à 1998 au Mozarteum de Salzbourg), mais également ailleurs en Europe et dans le reste du monde.