Jérôme Combier
France (1971)


Concentrée, épurée, minimaliste, la musique de Jérôme Combier ne recherche aucun cheminement évident et aime à se hasarder sur des sentiers inconnus. D’une pensée musicale rigoureuse, son œuvre use de figures rythmiques complexes, d’une grande variété de timbres et se déroule dans le temps avec une grande précision. La forme est en effet pour lui un enjeu essentiel, qui peut laisser libre cours à son invention dans la manière de structurer le temps musical. S’il qualifie volontiers sa démarche de formaliste, c’est une manière « de conjuguer ce souci de l’instant et sa projection dans le flux d’un temps (qu'il) cherche insécable et souple ».

Artiste actif et engagé, il fonde en 1997 l’ensemble Cairn qui accorde une large place à la création en l’associant au répertoire et à d’autres formes d’art. En 1998, il participe à la session de composition de la Fondation Royaumont, et y enseignera la composition en 2008. Le parcours de Jérôme Combier est jalonné de riches expériences à l’étranger : résidence de deux mois au Japon, activité de pédagogue et de direction d’orchestre au Kazakhstan et en Ouzbékistan (2002-04), ainsi que pensionnaire de la Villa Médicis à Rome (2005-06). À cette occasion, il rencontre Raphaël Thierry qui réalisera les installations visuelles du cycle Vies silencieuses (2004-06, enregistré sous le label Aeon), et l’écrivain Sylvain Coher.

Jérôme Combier se forme auprès d’Hacène Larbi puis au CNSMD de Paris auprès d’Emmanuel Nunes et de Michaël Lévinas, et suit le cursus d’Informatique Musicale de l’Ircam en 2001-02. Son dernier opéra Terre et cendres, inspiré du roman d’Atiq Rahimi et mis en scène par Yoshi Oïda, est créé en 2012 au Théâtre de la Croix-Rousse de Lyon. L’Orchestre National de Lyon, dirigé par Pascal Rophé, crée Ruins à la Biennale Musiques en Scène 2012 (Lyon).