Patrick Marcland
France (1944)


Patrick Marcland pratique très jeune le jazz et le flamenco, entreprend des études d’écriture et de guitare classique (avec Alberto Ponce) à l’Ecole Normale de Musique de Paris, puis compose pour le théâtre et le cinéma. Il travaille aussi comme assistant-réalisateur de cinéma et musicien d’une compagnie théâtrale, avant de suivre les cours de composition de Max Deutsch, de direction d’orchestre d’Henrik Bruun et ceux de Claude Ballif au Conservatoire de Paris. Il s'initie à la composition assistée par ordinateur et l'électro-acoustique au cours de plusieurs stages à l'IRCAM. Ses œuvres sont interprétées par des formations telles que l’Ensemble intercontemporain, les Percussions de Strasbourg, l’Orchestre National de France, les ensembles Itinéraire, TM+ ou Musicatreize.

Influencé dans ses premières œuvres par le sérialisme boulézien (Mètres en 1972, Variants en 1974), il s’en éloigne assez rapidement pour s’orienter, avec ses œuvres Failles (1978) et Versets (1979), vers un système d’écriture original revalorisant la notion de « métrique » et associant modalité et polarité tonale, dont le souvenir du jazz n’est par ailleurs jamais totalement absent.

Préconisant une approche « vivante » de la musique, il s’attache depuis longtemps à la manière dont celle-ci peut-être mise en scène. C’est dans cet esprit qu’il a écrit plusieurs partitions originales pour la danse ou le théâtre, impliquant toujours des musiciens ou chanteurs présents sur scène (Étude, 1995 et Sanguine, 1997 avec Nadine Hernu ; Le Jour d’avant, 1999 et Le Jour d’après, 2000 avec Susan Buirge ; Walk, 2002 avec Laurence Marthouret). Ces dernières années sont créées les œuvres Vocables pour mezzo-soprano et ensemble, Soleá, commande de l’Ensemble intercontemporain et Alto solo, créée par Christophe Desjardins au Festival Musica. Un enregistrement monographique intitulé "8 solos" est paru en 2012 sous le label Sismal Records.