Antonin Tri Hoang


La forme, le temps et la mélodie sont au coeur des préoccupations actuelles d’Antonin Tri Hoang. La forme, il cherche à la bousculer avec le quartet Novembre, où les différentes compositions sont sans-cesse remodelées, réduites, simplifiées ou dégénérées, à travers des processus de montage de partitions où la mémoire du spectateur est directement visée. Le temps il l’aborde naturellement avec tous ses projets, en particulier avec la commande pour France Musique « 5 synchronies », où il étudie cinq différentes façons qu’a le temps de s’écouler dans un intervalle de 2 minutes, ou encore avec le quatuor de clarinettes Watt.
Venant du jazz, et le pratiquant toujours assidument au sein de nombreux ensembles, la question de la mélodie fait toujours partie de ses préoccupations : comment arrive-t-elle, comment revient-elle, à quels fragments de nos mémoires s’attache-t-elle ? Au sein de musiques plus abstraites, l’irruption de la mélodie s’opère pour lui comme la remontée à la surface de résidus d’émotion, de fragment d’enfance, de morceaux d’histoires oubliés. Il conçoit en 2018 le spectacle pour jeune public Chewing gum Silence autour de ces questions.
En 2017, Saturnium est pour lui la réalisation de vieux rêves, jouer avec différentes sources sonores (le trio Saturnium, les voix de Jean-Philippe Uzan et de Smith, l’utilisation de synthétiseurs modulaires), zommer, changer d’espace, faire surgir les mots, les bruits, les mélodies. En 2018, il créé « V.O.S.T » pour l’ensemble Links au festival d’automne, pièce musicale avec texte projeté en sous-titres.

Participations comme auteur


Participations comme interprète