James Dillon
Royaume-Uni (1950)


Compositeur autodidacte, James Dillon commence la musique en jouant dans des ensembles traditionnels écossais de cornemuses et dans des groupes de rock. Il étudie l'art et le design à l'Université de Glasgow, la musique du nord de l'Inde à l'Université de Keele, avant de suivre des cours de musique, acoustique et linguistique à Londres en 1970. Il est par ailleurs lauréat des Cours d'été de Darmstadt en 1982 (où il enseigne par la suite pendant dix ans) et participe au stage d'été de l'Ircam (1986). La musique de James Dillon est à l'image de son auteur : aussi inclassable et riche qu'il est indépendant et imaginatif. Proche, au début des années 1980, des compositeurs de la « New Complexity » comme Brian Ferneyhough et Michael Finnissy dont il partage l'intransigeance à l'égard de toute facilité créatrice et le rejet de la notion d'« école », James Dillon s'en démarque peu à peu. Il se forge un style personnel, marqué d'une forme d'exigence sur les plans structurel et expressif, ancré dans la tradition classique européenne et puisant au jazz, au blues ainsi qu'aux musiques traditionnelles orientales. Sa fascination pour le timbre et l'espace se manifeste dans des œuvres telles que …Once Upon a Time (1980) et East 11th St. NY 10003 (1982), clairement influencées par Edgar Varèse et Iannis Xenakis. La plupart des œuvres de James Dillon sont réunies en cycles (The Book of Elements, 1997-2002 ; Traumwerk Book, 1995-2002 ; Nine Rivers, 1982-2000).

Interprété régulièrement à Musica depuis plus de vingt ans, le Festival a présenté pas moins de quatorze créations et premières françaises, parmi lesquelles son unique opéra Philomela.