Paul Hindemith
Allemagne (1895 - 1963)


Paul Hindemith compte parmi les représentants les plus importants de la musique du XXe siècle. Il a joué un rôle prééminent non seulement comme compositeur mais également comme chef, professeur et théoricien de la musique.

Paul Hindemith étudie le violon et la composition avec Adolf Rebner, Arnold Mendelssohn et Bernhard Sekles à la Hochschule de Frankfurt. À vingt à peine, il est nommé violon solo à l’orchestre de l’Opéra de Frankfurt et après la Première guerre mondiale, il crée le quatuor Amar dont il est l’altiste de 1922 à 1929. Son travail de compositeur commence à être reconnu au début des années 1930, mais ses œuvres sont rapidement censurées par le régime – il émigre ainsi en Suisse puis aux États-Unis. Il retournera définitivement en Europe en 1953.

Son œuvre parcourt tous les genres : orchestre, concertos, musique de chambre, œuvres chorales, œuvres pédagogiques, lieder, opéras et ballets. Si ses toutes premières œuvres sont imprégnées de post-romantisme, il adopte rapidement un style radical libéré de tout pathos et revendique une musique qu’il veut « utilitaire ». Alors que sa Kammermusik n° 1 créée en 1922 à Donaueschingen cherche délibérément à provoquer le public bourgeois avec ses hurlements de sirènes, la Kammermusik de 1927 offre une harmonie transparente, équilibrée et emblématique de ses œuvres de cette période. Il est l’auteur de plusieurs opéras – Cardillac (1925-26/1952), Mathis der Maler (1934-35) et Die Harmonie der Welt (1956-57) – qui incluent souvent des éléments parodiques que l’on retrouve dans certaines de ses œuvres de musique de chambre.

Hindemith a eu une importante activité de professeur à la Hochschule für Musik de Berlin, à Yale, Harvard et à l’Université de Zurich. Sa carrière est couronnée de nombreux prix et titres honorifiques : Prix Bach Prize de la Ville de Hambourg (1951), Prix Sibelius (1955), Kunstpreis du Nordrhein-Westfalen (1958) et Prix Bazlan (1963).