Jonathan Harvey
Royaume-Uni (1939 - 2012)


Jonathan Harvey laisse une œuvre magnifique, exigeante et complexe, pétrie de spiritualité chrétienne et bouddhiste. Ses premières pièces portent la trace de son intérêt pour le plain-chant et la musique sacrée anglicane, mais aussi de son apprentissage des techniques sérielles avec Erwin Stein, Hans Keller et surtout Milton Babbitt qui lui fait partager sa passion pour les musiques électroniques. Très vite, il se démarque des styles musicaux dominants en Angleterre et croise techniques sérielle et électroacoustique.
Sa rencontre avec Karlheinz Stockhausen en 1966 à Darmstadt le guide dans l'apprentissage des techniques de studio ; il partage avec lui la recherche d'un rapprochement entre le rationnel et le mystique, le scientifique et l'intuitif. Au fil de sa production, il privilégie une écriture plus souple et l’introduction d’une part d'irrationalité. Sérénité et transparence s'affirment toujours davantage dans ses œuvres.
Son catalogue couvre tous les genres : orchestre (...towards a pure land, 2005 ; 80 Breaths for Tokyo, 2010), musique de chambre et d'ensemble (Moving Trees, 2002), chœur a cappella (The annunciation, 2011), œuvres solistes, musique électroacoustique, cantate et opéra (Wagner Dream, 2003-07). En octobre 2012, l'Incorporated Society of Musicians lui décerne un « Lifetime Achievement Award ».