Laboratoire de l'écoute #3 — La Générale d’expérimentation

Spectacle interactif à la croisée du concert, du talk-show et de l’expérience sociologique in vivo, ce laboratoire de l’écoute conviait tout le monde sur scène : les musicien·ne·s, comme les spectateur·rice·s. Une forme horizontale où le public agit directement sur le déroulé du concert.

Deux thématiques furent abordées : la démocratie et l’environnement. Dans une démarche éco-responsable, une commande a été passée à une luthière locale de produire des instruments en matériaux de récupération, qui, à la manière d’un panier AMAP musical, ont été livrés le jour-même et découverts par les musiciens sur scène. À l’issue des représentations, les spectateur·trice·s ont pu échanger avec chacun des musiciens et découvrir les instruments au plus proche.

Ce laboratoire #3 s'est déroulé les 19 et 20 septembre 2020.


© Christophe Urbain
© Christophe Urbain

Laboratoire de l'écoute #2

Placée sous le thème du corps, ce laboratoire entendait démontrer que l’écoute est un acte incarné : non seulement auditif, mais aussi visuel, vibratoire ou tactile.

Sous la forme d’un concert suivi d’un temps d’échange accompagné par des interprètes en langue des signes, il s’agissait de croiser les expériences pour mieux déconstruire les stéréotypes et les appréhensions.
Les quatre œuvres du programme étaient emblématiques de la création musicale aujourd’hui en tant qu’elles déploient la composition sur des dimensions sensorielles autres que l’ouïe. Elles concernaient respectivement la perception corporelle (Offertorium), visuelle (Key Jack), vibratoire (Having never written a note for percussion), et l’écoute par conduction osseuse ou solidienne (C).


Having never written a note for percussion (1971) de James Tenney, interprétée par Julien Annoni
© Franck Horand
Having never written a note for percussion (1971) de James Tenney, interprétée par Julien Annoni © Franck Horand

Laboratoire de l'écoute #1

Ce premier laboratoire a été conçu avec des artistes et des étudiant·e·s comme une étude incarnée des publics, où les participant·e·s sont à la fois sujets et objets d’un dispositif d’écoute expérimental.

Une pièce d’une dizaine de mètres carré, une table, divers objets, un tensiomètre, des caméras, de la musique, des sons… Tels sont les premiers ingrédients de cette «  cellule d’écoute  » conçue par David Christoffel et Bastien Gallet. Accueilli et pris en charge individuellement du début à la fin de l’expérience, le public réalisait un test d’écoute en suivant des actions protocolaires sonores et visuelles.