Benoît Mernier

Suite, à l’Église Saint-Paul, de l’hommage à Olivier Messiaen dont le Livre d’Orgue de 1951 est une pièce maîtresse.

Il a été dit du Livre d’orgue qu’il tenait chez Olivier Messiaen la place occupée par l’Art de la fugue chez Bach. Œuvre abstraite et spéculative, elle a été composée au milieu du siècle en divers endroits : à Paris, dans les Alpes du Dauphiné et, pour les Chants d’oiseaux, en forêt de Saint-Germain. Cette pièce centrale, apaisée, contraste d’ailleurs avec la rigueur et la sévérité des autres.

Musicalement, Messiaen développe dans ce Livre le concept nouveau de « sons-durées »
– « vulgaires truchements destinés à rendre les durées appréciables » dit-il – et trouve un aboutissement à ses recherches sur le chromatisme et, d’une certaine manière, sur la pensée sérielle, exploitant tous les registres de la technique de manière à chérir chaque note (O. Latry).

Benoît Mernier (né en 1964) est « entré » en musique par l’orgue, instrument qu’il enseigne aujourd’hui à Namur. Compositeur – son opéra L’Éveil du Printemps a été créé en mars 2007 à La Monnaie de Bruxelles –, il s’est formé à Liège au contact des principales personnalités musicales belges, dont Bernard Foccroulle, Henri Pousseur et Philippe Boesmans.