Concerto contre piano et orchestre

Tout commence à la manière d’un concert classique. La pianiste Ève Risser et l’orchestre La Sourde interprètent un morceau de choix, le Concerto pour clavier en ut mineur de Carl Philip Emmanuel Bach. Mais les choses prennent une tournure inattendue. En s’enchaînant, les mouvements musicaux laissent place à une micro-société en pleine concertation : les musiciens se rassemblent et s’éclatent en groupes dispersés, l’improvisation prend le dessus et l’orchestre finit par devenir son propre chef. Au bout du compte, peut-être ne restera-t-il plus grand-chose de l’œuvre de C.P.E. Bach, tant elle aura été réduite, gonflée, multipliée, accélérée, ralentie… Un concerto au sens premier du terme — une dispute — dans lequel la musique s’écoute autant qu’elle se regarde.

Carl Philipp Emanuel Bach, Concerto pour clavier en ut mineur Wq 43/4

Orchestre La Sourde
batterie, percussions | Thibault Perriard
piano | Ève Risser
trompettes | Olivier Laisney, Samuel Achache
clarinettes et saxophones | Antonin-Tri Hoang, Florent Hubert
flûte | Anne Emmanuelle Davy
cor | Nicolas Chedmail
violons | Marie Salvat, Boris Lamerand
violes de gambe | Etienne Floutier, Pauline Chiama
violoncelles | Gulrim Choi, Myrtille Hetzel
théorbe | Thibaut Roussel
contrebasses | Matthieu Bloch, Youen Cadiou


présenté avec l’Opéra national du Rhin et Jazzdor

coréalisation Musica, Opéra national du Rhin, Jazzdor
production déléguée Association R(e)V(e)R – Ève Risser
coproduction La Sourde – Samuel Achache, La Soufflerie à Rezé

© Joseph Banderet